La Passerelle, top model
C'est une exposition et presque un défilé "haute-courbure".
A travers son viseur, Christian Bettinger photographe inspiré,
fixe les lignes de son unique top model : La Passerelle, dès aujourd'hui
et jusqu'au 31 août au Forum de l'Hôtel de Ville.
Un matin de février 2005, sur les coups de midi, le photographe
Christian Bettinger se lève. Jusque là rien d'anormal pour
celui qui prétend ne « revivre qu'à la tombée
de la nuit ».
« J'ai pris une photo au bord du Rhin sans même savoir qu'à
cet endroit et deux ans plus tard une passerelle y poserait ses pieds
», depuis ce premier cliché, le photographe originaire de
la région frontalière est revenu très souvent suivre
l'avancée de celle qui est presque devenue sa muse.
Il a suivi son chantier « touchant et fascinant ». A terre,
sur les barges, de la portée sur l'eau jusqu'à ses premiers
passants. Inlassablement, son regard l'a sondée, son objectif l'a
surprise.
A la manière d'un grand couturier, il l'a d'abord regardée
évoluer avant d'oser lui proposer de « jouer avec ses formes
» lui promettant presque sous serment, des robes de brume, d'étoiles
et de lumière.
« Je la connais comme si j'avais dessiné ses lignes. Je sais
d'où elles partent et j'en fais des effets ». De fait sur
le papier, La Passerelle s'habille, se dévêtit, change de
style, de couleurs. Tantôt froide et sévère, tantôt
joyeuse et bucolique. Elle parade et surprend son public.
Aujourd'hui sur le murs du Forum, pas de cimaises. Juste 62 photographies
et panoramiques en carton plume pour la belle, fixée à travers
le temps et par toutes les saisons. De sa naissance à sa croissance
jusqu'à sa folle effervescence partagée avec ses milliers
de fans le week-end dernier.
Elle resplendit, majestueuse ! S'illumine sous des gerbes de mille feux,
« change notre pays » et signe selon Christian Bettinger «
un moment des plus importants de ce début de siècle qui
nous ramène aussi au Rhin, notre fleuve. Trop souvent oublié
» !
Ghislaine Mougel
Du 6 juillet au 31 août au Forum de l'Hôtel de Ville, Exposition
de Christian Bettinger, photographies et panoramiques, ouverte du lundi
au jeudi (8 h-12 h/13 h 30-17 h 30), le vendredi jusqu'à 16 h 30.
Entrée libre.
© Dernières Nouvelles D'alsace, Vendredi 06 Juillet 2007.
- Tous droits de reproduction réservés
Exposition Passerelle : « Si belle en mon miroir
»
Ne lui dites surtout pas mademoiselle, même pour le plaisir de
la rime, facile, avec passerelle !
Car elle est d’un tout autre monde. C’est une… diva.
Oui, elle a tout d’une Castafiore qui rit de se voir si belle en
son miroir… du Rhin !
Déjà, de par son poids flirtant avec les 1 100 tonnes habillement
dissimulées par son habit tout de légèreté
et largement échancrée – maman, quel décolleté
!- dû au grand couturier autrichien et parisien Dietmar Feichinger
et à toutes ses « petites mains » de l’Allemand
Max Bögl qui l’ont réalisé dans l’anonymat
de ses ateliers.
Ensuite par ses caprices, cette humeur changeante influencée par
le temps quand elle feint de se donner grise mine pour singer un ciel
de plomb et qu’elle se montre soudain rayonnante au premier rayon
de soleil. Oui, lunatique notre passerelle métallique.
Et puis et puis, ce comportement aussi à faire pâlir d’envie
les stars à la descente du grand escalier du palais du festival
de Cannes… Rappelez-vous, c’est pas vieux, en novembre dernier,
cette lente et langoureuse entrée en scène, à 500
m à l’heure, histoire de faire admirer à la ronde
sa silhouette joliment arquée, ses mensurations à damner
tous les hommes de l’art qui reposent au paradis. Et tous ses fans
alors sur les deux berges, patientant des heures pour guetter le moindre
mouvement de leur idole et se bousculant sur ses côtés dans
l’espoir d’une photo témoignant plus tard aux nouvelles
générations que « à son arrivée à
Weil et à Huningue, oui ! j’y étais. » Sûr,
pour cette prestation, elle méritait le César sinon l’Oscar
de la présentation.
Enfin, il y a aussi cette attitude un rien cabot de notre passerelle qui
veut que le moindre mouvement la concernant soit annoncé, claironné
dans tout le Landernau pour alerter les paparazzi.
Il y a eu ainsi l’annonce officielle de sa conception par le couple
Weil – Huningue, puis sa naissance et son arrivée en ce monde
en novembre 2006, sa mise à disposition du public et de ses fans
fin mars, son baptême ou son inauguration, c’est comme on
voudra ce dernier week-end, on attend à présent sa première
coqueluche ou sa varicelle.
Et on la soignera bien car on l’a adoptée, on l’aime
et elle est rien qu’à nous, La passerelle.
Oui ! On dit aujourd’hui « La » passerelle comme on
disait jadis « La » Callas.
Et en la voyant là-bas s’exhiber joliment sur le Rhin dans
un superbe grand écart de 238 mètres digne d’une étoile
du Bolchoï, on sait qu’elle sera brillante, unique dans son
rôle d’entremetteuse pour des rencontres heureuses entre les
populations des deux berges.
Voir la diva.-
Saint-Louis a ses admirateurs aussi de la diva de Huningue qui se laisse
admirer dans des poses surprenantes et aguicheuses à travers des
photos de Christian Bettinger. À voir au Forum de l’hôtel
de ville de Saint-Louis du 6 juillet au 31 août.
Ouverture du lundi au jeudi de 8 h à 12 h et de 13 h 30 à
17 h 3 et le vendredi jusqu’à 16 h 30.
Entrée libre.
Jeanlou
La passerelle en photo
Du 6 juillet au 31 août, le photographe Christian Bettinger nous
fait partager ses photos de la passerelle de Huningue au Forum de l’Hôtel
de Ville de Saint-Louis.
Cette exposition de photographies et de panoramiques est une initiative
personnelle du photographe. Pour lui, il s’agissait d’immortaliser
tous ces moments qui ont emmené à la finalisation de la
passerelle. Car un pont, ce n’est pas seulement un élément
architectural complexe, c’est aussi un lien humain, c’est
pouvoir relier des gens. Ainsi, Christian Bettinger a exploité
les ressources photographiques qu’offrait la construction de la
passerelle, par le biais de photographies standard, mais surtout de panoramiques.
Ces panoramiques sont d’ailleurs un vrai travail d’architecte.
En effet, partant de plusieurs plans et de fichiers photo natifs, Christian
Bettinger est passé par tous les stades du montage pour offrir
un rendu exceptionnel, tiré par ses soins.
|